Secrétaire médicale

« J’aime me dire que mon job est intéressant »

Fabienne de la Croix, 57 ans, travaille au sein de l’Institut de Pathologie et de Génétique, à Gosselies, depuis 33 ans. Elle est la responsable du secrétariat d’histologie. « C’est mon premier travail. J’ai suivi une formation en secrétariat commercial et médical. Mais c’est plutôt le domaine médical qui m’intéressait. Je ne sais pas pourquoi puisque je n’avais jamais travaillé dans le commercial. Mais j’avais l’impression que, quand il y avait un patient derrière mon travail, c’était plus motivant et plus concret. À l’époque où je recherchais, l’Institut de Pathologie et de Génétique cherchait une secrétaire médicale. Donc je me suis présentée. Avec d’autres, j’ai passé les tests. Et j’ai été engagée. »

À quoi ressemble le quotidien de la responsable du secrétariat d’histologie ? « Je frappe principalement les protocoles qui sont dictés par les médecins lorsqu’ils observent les lames microscopiques au microscope. Ils dictent en numérique la description des lames qu’ils examinent. C’est l’essentiel de mon travail. Donc, ici, comme nous travaillons en anatomie pathologique, le vocabulaire est assez pointu. »

Un vocabulaire que Fabienne de la Croix a dû apprendre.« À l’école de secrétariat, dans le cours de médical, on avait déjà vu pas mal de termes, puisqu’on avait étudié l’anatomie générale du corps humain. Mais ici en histologie, c’est principalement l’étude des tissus ou des cellules, mais donc de tout le corps humain, donc ce sont des termes assez spécifiques. Certains avaient déjà été étudiés au cours de médical. Et les autres, on les apprend sur place. Puis, la plupart du temps, beaucoup de termes reviennent dans tous les protocoles. Mais on en apprend encore tous les jours, ne fût-ce que sur les noms de maladies. » Mais ce n’est pas tout. « On prépare aussi les présentations PowerPoint. On tape aussi évidemment des lettres. »

Les avantages et les inconvénients ? « Mon métier est assez répétitif puisqu’on tape les protocoles toute la journée. Donc, il faut vraiment aimer ce qu’on fait. L’avantage, pour moi, comme je vous le disais, c’est que je trouve motivant de travailler pour des patients qui attendent un résultat : soit bénin, tant mieux pour eux, et si toutefois c’était malin, au moins, si on travaille rapidement, ils peuvent commencer leur traitement rapidement. »

« Ce que je préfère dans mon métier ? J’aime dactylographier. Et j’aime penser qu’il y a des patients derrière. Donc j’aime me dire que mon travail est intéressant. Même si je suis seule devant mon ordinateur, il y a des gens qui ont besoin du travail que je fais, dont déjà le médecin pour pouvoir soigner son patient. »

Fabienne de la Croix aime son métier. « Ah oui ! J’aime vraiment beaucoup mon travail. »

NICOLAS DEWAELHEYNS